Almasjid Alaqssâa menacé de démolition totale!!

Par: Afaf ANIBA-

Nous avons à apprendre avec ce mois du Ramadhan Moubarek que la Mosquée del Aqssâa n’est nullement celle que nous représente les médias internationaux y compris les médias Palestiniens. Toutes les photos représentant cette mosquée nous montre en faite le masjid de la Qoubat Assakhra  au dôme doré. Quant à la Mosquée Al Aqssâa elle s’étend une vingtaine de mètre plus loin et est plus vaste et paradoxalement plus fragile.

Cette mosquée raconte l’histoire de la foi unitaire à travers un grand nombre d’illustre Prophète et messager. Rien qu’a voir son site, littéralement sur le sommet d’une magnifique colline, surplombant une terre et une ville pétri de gloire, de paix, de sacrifice, de souffrance. Tant de Prophète, de roi, d’empereur, de Sultan, de sage, ont régnés et ont marqués d’une empreinte indélébile son sillage. La muraille du Sultan Soleiman Al Qanouni a été et l’est toujours un témoin de choix du passage du temps et des gens sur cette magnifique esplanade du Masjid Alaqssâa.

Ici sur la terre Del Aqssâa, dans la ville de la paix, Juif, Chrétien et Musulman ont vécu côte à côte, chacun était le prolongement de l’autre, le Christianisme le prolongement du Judaïsme et l’Islam l’aboutissement des deux précédentes religions. Comme Nicholas Ziyada l’a attesté, chacune des trois religions avaient ses institutions, ses quartiers, son héritage religieux et ce qui unissait les trois religions c’était le principe du Monothéisme.

Cet état de fait l’occupant Israélien tente de le saper jour et nuit, en vain. Nul ne pourra effacer de la mémoire des Makdesséens de la ville et de l’exil forcé, de la mémoire des murs, de la mémoire de la terre, de la mémoire des cimetières, de la mémoire des manuscrits l’hymne de la coexistence sous le règne de l’Islam.

Le roi Amawi Alwalid Bin Abdel Almalik, a parachevé l’œuvre de son père et du Kaliphe Omar et cela entre 86 à 96 de l’Hégire1, correspondant à l’an 705 à 715 de l’ère Chrétienne.

Le Waqf AlIslami en terre de Palestine et particulièrement  à  Beit Almaqdess est sous la pression de l’effroyable étau sioniste, et d’une négligence coupable de la part des pays Musulmans et est menacé de disparition. Tant de monuments, le Masjjid Al Aqssâa à leur tête ont un besoin crucial d’un plan de conservation et de rénovation. Un simple mur qui se désagrège doit être immédiatement rétabli mais faute de moyen finaciers, les travaux tardent sans oublier les tergiversations de l’administration occupante pour délivrer les autorisations de reconstruction !

Je voudrais faire rappeler à mes sœurs et frères la destruction du quartier des Maghrébins qui eut lieu 4 jour après que Beit Almakdess Echerkiya tomba dans les mains des usurpateurs sionistes le 11 juin 1967, ce quartier est adjacent au Masjid AlAqssâa, ce quartier a vu le jour avec la venue des renforts des pays du Maghreb envoyés à Salah Eddine Alayoubi pour l’appuyer dans sa reconquête de Beit Almakdess. Ce quartier était la preuve vivante du rôle que jouèrent nos aïeux dans la libération de Beit Almakdess. Il a été rasé avec ces 135 maisons et deux mosquées et est devenu une immense place de 200 milles mètres carré réservé aux prières des Juifs. Nous prenons ici la mesure de la tolérance version sionisme.

Alqodss cette ville de paix et de pureté qui a su protéger en son sein toutes les communautés religieuses, offrant au monde entier un exemple éclatant de la coexistence et de la fraternité humaine et universelle est aujourd’hui interdite aux Arabes Palestiniens de1967 et les moins de 40 ans ne peuvent aller prier au Masjid Alaqssâa. Chaque jour, chaque heure apporte son lot de souffrance aux Makdesséens et à tous les Palestiniens. Destruction de maison, expulsion, hypothèque illégale, le mur de sécurité réduisant la vieille ville en peau de chagrin, l’assiégeant aussi de toutes part par les colonies.

Les tentatives répétées inlassables, infinies de l’occupation Israélienne à détruire et à déformer tout ce qui relève ou rappelle l’appartenance Arabo-islamique de Beit Almakdess sont perceptibles et visibles à tous les niveaux :

A commencer par les noms des villages, villes et quartiers de la ville sainte, nous avons Jebel Ezzeytoun, il a été transformé en Har Hzitym, changer un nom Arabe comme Kassla qui devient Kassloun, et Aljayb en Jebooun.

La destruction des villages pour utiliser ses pierres dans la construction des colonies Juives, comme les villages de la vieille ville de Mesrara à Bab alamoud, jusqu'à Almaleha et l’hôpital Hdassa. 

Tant de muraille ont été érigés avec les pierres des villages Arabes, dont la plupart ont été détruit dans la guerre de 48 par le mouvement sioniste et dont un seul village survécut celui de Abou Ghouch, et une partie du village Choroufate.

Le patrimoine historique architectural de la ville sainte est l’objet de pillage, de vol et de fouille illégale et cela en plein jour. Plus grave et plus abject, les fouilles pratiquées au niveau des fondations qui conservent debout Masjjid Alaqssâa et qu’on ne peut décrire que comme des tentatives visés et programmés de la démolition de tout le Masjjid Alaqssâa !

Les fouilles menées autour du Masjid Alaqssâa et du côté ouest et sud du site n’ont qu’un seul but, fragiliser les assises, faire écrouler les murs et non pas la prétendue recherche du temple de Soleiman. L’objectif inavoué des sionistes est la démolition de tout le patrimoine architectural islamique jouxtant au mur du Bourak et toute son étendue. Donc il n y a pas de doute sur l’intention des israéliens sionistes d’ériger leur temple sur les ruines du Masjjid Alqssâa.

Ces fouilles illégales ont commencés à la fin de l’année 1967 qui correspond à l’an 1388 de l’Hégire. Ces fouilles sont passés par un grand nombre d’étape et toutes les découvertes faites ont révélés la présence islamique qui revient à une période antérieur avec quelques ruines d’origine Romaine et Byzantine, mais aucune trace du règne juif sur la terre sainte ne vint affirmer les thèses sionistes quant à l’emplacement du Temple, résultat les fouilles eurent lieu par intervalle et furent entrecoupé mais jamais arrêtés définitivement.

Il est impératif pour nous de réaliser la gravité de la situation qui prévaut à AlQodss, car seule notre conscience du désastre peut nous amener à agir efficacement, la terre sainte relève de la responsabilité de l’Islam et de tous les Musulmans, car la bonne nouvelle dit que  c’est Allah et l’Islam qui hériteront de toute la terre et la Palestine et particulièrement Beit Almakdess, la terre de Palestine est sacré, tant de Prophète ont été spécialement dévolus à son service et c’est sur cette terre que nous serons rassemblés le jour du Jugement. En ce mois du Ramadhan nous avons à prier sincèrement pour la sauvegarde du Masjid Alaqssâa et pour que Beit Almaqdess cette ville illustre puisse retrouver un jour la liberté éclatante.


(1) Presque la totalité des informations pratiques sur Alqodss paraissant dans cet article ont été tirés du chef d’œuvre « Wa Qudoussah » d’auteur Abdel Malek HADDAD

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