Le sens du devoir

Par: Afaf ANIBA-

L’une des grandes leçons de morale qu’incarna la vie, la conduite et le message du Prophète Mohamed que la Paix d’Allah soit sur lui c’est le sens du devoir que notre saint Prophète que la Paix d’Allah soit sur lui a assumé jusqu’à son dernier souffle de vie. Assumez votre devoir envers vos frères et sœurs, envers la Oumma Islamique et vous obtiendrez un monde Musulman réconcilié avec lui-même en harmonie avec l’Islam.

Le devoir a un caractère obligatoire et pourtant nous avons de malheureux exemple dans notre société sur le laisser aller et le désengagement irresponsable de presque tous les acteurs sociaux. Le devoir en Islam est souverain et moral avant tout. Nous avons pour devoir suprême dans cette vie addounia d’adorer Dieu l’Unique l’Omniscient. Ce devoir d’adoration est en faite une preuve éclatante de notre condition de créature. Nous avons été crée dans le but d’adorer Notre Créateur et l’acte en lui-même est un devoir et une preuve de foi et de gratitude. Le devoir en lui-même nous assure une vie saine, enrichissante et pleine. L’une des lois universelle exige l’existence de normes garantissant le bien-être, l’évolution et les bonnes mœurs de la société humaine. Et ces normes ont l’aspect concret d’actes humains, le devoir en est un. Tout à chacun a un message à délivrer. Nous avons été crée afin de réaliser la Khilafat de Allah sur terre. Par conséquent, nous ne devons agir qu’a la lumière des commandements de Dieu et le rôle majeur qu’a à jouer l’être humain ici-bas est d’accomplir son devoir. Nous ne pouvons vivre en retrait et nous n’avons pas le droit de dilapider nos chances de réussir à nous interroger  «  D’où je viens et qui suis-je ? » Il est recommandable de revoir ses connaissances en religion à un âge donné. Une occasion précieuse de mettre fin à tant de malentendu ! Mais nous ne pouvons dûment muni d’une identité religieuse et d’une méthode de vivre, faire marche arrière et prétendre exercer son libre arbitre en choisissant la Ridda ! Approfondir sa connaissance de l’Islam est une condition majeure d’une bonne compréhension et du bien être du musulman. Lors d’un séminaire organisé dernièrement à Alger autour du thème de la Christianisation et comment l’affronter, le témoignage de certains Algériens était frappant ! Quelques uns se sont laissés tenté par la Christianisation pour la simple raison est qu’il ignorait presque tout de la religion de leur parent !! Cela nous renvoie à une époque merveilleuse de la propagation de l’Islam dans le monde, l’enseignement religieux était délivré côte à côte avec les sciences exactes, c’est pourquoi l’enfant musulman de l’ère Abasside, Mamloukide ou Ottomane ne souffrait pas de ce déficit de confiance et de connaissance dans sa religion et sa foi dont souffre nos enfants de nos jours. Mûr le jeune est incapable de faire la part du devoir dans une vie faite de trappe et de piège. Très vite nous nous effrayons de réaliser notre incapacité à gérer nos faiblesses, nos écarts, nos défauts, et à faire la mesure de la vie conflictuelle que nous menons bien malgré nous. Beaucoup grandissent dans une parfaite méconnaissance de leurs responsabilités, et de leurs devoirs ! Les principaux acteurs de la société ont faillis à leurs engagements en observant une attitude négative face aux multiples dérives que vivent les adultes et surtout les jeunes. L’absence de repère, de code moral, d’un projet de société, d’une feuille de route réaliste a fait qu’un grand nombre d’Algérien aujourd’hui sont défaitistes. L’enseignement en 1962 avait un objectif net celui de combattre le fléau de l’analphabétisme, mais entre temps rien n’a été entrepris dans le sens d’éduquer et de former des générations aptes à recevoir le flambeau à leur tour et à participer activement  à l’essor de son pays. Il fallait travailler dans le but de créer  une motivation majeure pour chacun de nous. Ainsi nous aurions éviter à la génération présente cette grande désillusion.

Quoique qu’on dise aujourd’hui nous devons faire un constat celui de la faillite. Pour nos enfants, pour nos jeunes, la génération d’avant a fait preuve de manque de clairvoyance, et de discernement. Au lendemain de l’indépendance arraché aux prix fort, on a oublié d’être modeste et de parier sur l’élément humain. Le sens du devoir pour les uns s’est réduit à gérer la médiocrité et la stagnation. Et le résultat en l’an 1429 de l’hégire est tout simplement lugubre, quand j’entend un responsable s’écrier à la face d’un jeune « Estime toi heureux que tu es encore en vie !!! » Je ne peux m’empêcher de penser indignée : «  Parce que vivre sans but, ni socialement stable cela s’appelle vivre !! »

Le Sheikh Abdel Hamid Binbadis  en inaugurant les écoles de l’association des Oulémas Algériens Musulmans avait exprimé à haute voix son espoir : «  Si chaque administrateur et maître d’école jouera son rôle auprès de ses tous jeunes élèves, assumant son devoir premier de leur inculquer les préceptes de leur foi et en leur faisant découvrir la valeur du savoir et l’obligation de chacun à aller le plus loin possible à la découverte de ce monde, j’estimerai que nous avons réalisé une grande partie de notre responsabilité envers nos fils et filles. » Aujourd’hui nous avons pour devoir de réapprendre à nos frères et sœurs comment retourner aux sources de l’Islam tout en essayant sincèrement d’apporter un nouveau souffle à notre existence.

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