Le Précurseur

Par: Dr.Boualem Bessaih-

Cheikh El-Bachir Ibrahimi, né en 1889, mort en 1965, fut l'un de ces intellectuels patriotes qui, à l'instar des Ben Badis, Larbi Tbessi, El Mili, etc, a profondément marqué son époque. Homme politique, homme de lutte, qui fustigea sans cesse le colonialisme et prêchait la solidarité des peuples arabes, El Ibrahimi, était également un homme de lettres, comme en témoigne son œuvre poétique qui ne comporte pas moins de 36000 vers....

Lorsque la revue Athakafa m'a demandé d'écrire un article sur un des aspects de la vie militante du Cheikh El Bachir El Ibrahimi, je n'ai pas hésité un seul instant.

Il y a là plusieurs registres ; j'ai choisi celui qui me paraît le mieux représenter la haute conscience politique de cet homme et du mouvement qu'il a présidé.
Il ne s'agit pas seulement de rendre hommage, par un trait de plume en soi insuffisant, à un homme dont l'envergure et le prestige moral ont dépassé nos frontières. Il s'agit, au moment où nos chercheurs dépoussièrent les archives et interrogent l'Histoire, de faire la mesure de l'action menée par les grands patriotes et de l'étaler devant les générations montantes. On a bien écrit ça et là sur nos résistants du siècle dernier, Bouamama, Mokrani, ou l'émir Abdeikader. Bien que, à propos de ce dernier, l'image que l'on s'est faite soit plutôt étriquée, car, hormis les initiés ou les universitaires, l'on connaît l'homme d'épée et non l'homme de plume, son cheval plutôt que sa poésie, sa lutte plutôt que ses réflexions philosophiques ; il n'y a pas que les résistants armés. Il y a tous les autres.
Un magicien du verbe
Cheikh El Bachir est un homme qui a marqué son temps, aux côtés des Ben Badis, Larbi Tbessi et M'barek El Mili. Il avait la profondeur de réflexion et la magie du verbe. Séducteur des foules, il fut aussi captivant écrivain. Il possédait la langue arabe, la maîtrisait et exerçait sur elle une souveraine autorité ; quand il développait un sujet, il épuisait tous les ressorts de la dialectique ; son écriture est plus qu'un style, un mode, un code de raffinement. Et quand l'envie lui prenait d'utiliser la raillerie, il conservait le cachet de courtoisie qui donnait plus de sel à son verdict. Et lorsque, s'écartant des chemins de la politique, il empruntait celui des lettres, il entrelaçait les mots avec une fortune inégalée, et atteignait ce que les stylistes arabes appellent Essehl el moumtaneh, "le facile inaccessible". C'est un peu, s'il est permis ici une comparaison littéraire, Anatole France dans "le jardin d'Epicure", et plus particulièrement dans le chapitre : "le Scepticisme".
Ce qui frappe le lecteur, c'est le degré de maturité politique et l'ouverture sur le monde extérieur. Dans Une Algérie meurtrie, où l'on venait de fêter le centenaire de la colonisation avec un faste qui affichait une assurance à la pérennité du colonisateur, livrer un combat aussi global et aussi permanent relève du défi ; global parce que tous les aspects de la révision sociale étaient inclus, de la lutte contre les tabous, les mystifications, les hérésies, jusqu'à la moralisation des mœurs et l'appel incessant à un nouveau code de vie, conforme à l'Islam rénovateur et libérateur; permanent parce que la lutte fut patiente, volontariste, revendicatrice, jusqu'au jour où vint le tour des armes. Il est peut-être moins exigible de parler des "Médersas" de l'association des Oulémas, et de l'université Ben Badis de Constantine. Le fait est bien connu.
Alors revenons à mon registre.
Une double vision : le Maghreb et l'Orient
II y avait, chez El Bachir El Ibrahimi, une double vision: le Maghreb et l'Orient; le Maghreb comme aspiration et objectif; l'Orient, avec ses lointains échos, ses couleurs, ses coupoles, ses instituts, bref un monde auquel l'Algérie appartient, et où l'Egypte a une vocation et des responsabilités. N'écrivait-il pas que l'Egypte est le seul pays cité comme tel dans le Coran, de même que des villes comme Yathrib ou la Mecque ? Pour lui, le pays du Nil pouvait, devait, à l'époque, jouer un rôle et exprimer hautement sa solidarité avec les peuples arabes et musulmans opprimés. Elle en avait à la fois le devoir et la capacité, et quand éclata la tragédie palestinienne, il écrivit une série de sept articles : "Larmes sur la Palestine" où le problème était posé, non pas en termes de spoliation et de colonisation, en fustigeant les véritables responsables, c'est-à-dire l'Occident. Et il termina son réquisitoire par ces mots : "Je suis malade. Le sujet est long et large; et je suis ballotté entre deux maux : un chagrin qui se renouvelle et un médecin exigent. Mais le droit de la conscience est plus fort chez moi que celui du corps".
A un journaliste arabe qui écrivait un jour "La Palestine martyre", il répondit : "La Palestine est-elle morte pour l'appeler ainsi ? Non, la Palestine est vivante et elle-lutte. Savez-vous que ce goût là ne plaît qu'aux adversaires de la Palestine".
En février 1950, il reçut une délégation d'artistes égyptiens de renommée mondiale : Youssef Wahbi, Zaki Tolaimat et Ahmed Allam venus voir ce qu'était devenue l'Algérie. Serait-elle bien française ! Alors, avec sa verve habituelle, il s'adressa à eux avec finesse et courtoisie mais saisit l'occasion d'élever avec eux le débat et de leur dire : "l'Egypte a des droits chez nous, ceux relatifs à sa suprématie dans l'art, la science et les lettres et nous avons un droit chez elle, celui du jeune frère qui attend d'elle affection et protection, mais nous comptons d'abord sur nous-mêmes. Nous avons, quant à nous, rempli nos devoirs de respect, d'amour comme le fait un enfant innocent et simple. Mais l'Egypte qu'a-t-elle fait ? Nous disons avec regret que l'Egypte ne nous connaît point comme elle devrait le faire, et n'a pas protégé notre passé et notre histoire qui sont liés à elle !".
C'est poser, en quelques mots, le problème des responsabilités des Etats et des peuples ? Et puisque nous parlons de l'Egypte, parlons de l'Institut El Azhar qui n'a pas manqué d'attirer l'attention de El Bachir El Ibrahimi. Pour lui, El Azhar ne doit pas être seulement le mausolée de la théologie, la citadelle de la réflexion islamique, mais . surtout un centre de rayonnement culturel ouvert à la modernité, où se croisent les hommes et leurs idées. Et pourquoi faut-il d'Ibnou Sina s'appelle Avicennes et qu'Ibnou Rochd s'appelle Averroes ? Déjà l'usurpation linguistique pénalise le monde arabo-musulman en le privant de son droit publiquement reconnu d'un apport scientifique à la civilisation universelle.
Le soutien aux causes justes
Et puisque nous sommes en Egypte, restons-y. L'action des officiers libres qui firent de l'Egypte une République suggéra à notre auteur une réflexion profonde : "l'Egypte a brisé les chaînes. L'Egypte a déchiré la page qu'a dictée la force à la faiblesse. L'Egypte a ouvert les yeux. L'Egypte a faim pour que mange l'Angleterre. L'Egypte meurt pour que vive l'Angleterre. La gloire de l'Egypte est détruite pour que, avec ses décombres, se construise la gloire de l'Empire britannique, pour que s'efface sa civilisation, s'évapore son orientalité, se perde son passé... Le peuple algérien exprime son soutien à l'Egypte et toute sa solidarité. Tout Egyptien qui s'écarte de l'unanimité égyptienne est de naissance douteuse. Tout Arabe qui ne soutient pas l'Egypte est renégat, tout Musulman qui n'aide pas l'Egypte est rejeté par la fraternité musulmane".
Message politique d'une grande clarté que reçut le Président du Conseil égyptien et pour lequel il exprima des remerciements chaleureux.
Revenons au Maghreb. Ou plutôt le Maghreb à Paris. Car, c'est là qu'il rencontra le roi du Maroc Mohamed Ben Youssef, en 1951. Le roi venait de connaître de graves difficultés qui préludaient à sa déposition par la France en 1953.
Cette rencontre d'une heure fit l'objet d'un long article du Cheikh El Bachir. Il expliqua, dès le départ, qu'il n'était pas dans ses habitudes de jeter de l'encens sur lès rois. Pour lui, les monarques musulmans ont, pour la plupart, fourni des sujets de conversations peu enviables. Entre les chuchotements de palais et les complots de cour, ils perdaient leur temps aux douceurs des alcôves, au renouvellement des harems, et aux orgies nocturnes. Mais Mohamed Ben Youssef l'a séduit : par sa simplicité, son austérité, son intelligence vive et sa parfaite connaissance des affaires du monde, son amour pour son pays, ses ambitions pour son peuple, sa probité morale et son attachement aux valeurs réelles de l'Islam, dépouillées de tout tabou et de toute mystification.
II. ne s'agissait pas seulement pour lui de rendre un hommage fleuri à un souverain à la fois arabe, musulman et maghrébin. C'était le soutien à une cause juste et la projection d'un combat sur celui des peuples du Maghreb. Sous forme d'allusion le caractère global de la lutte débouchait inéluctablement sur l'indépendance reconquise, mais pas à prix modeste. L'enjeu était tel que seule la fraternité des armes pouvait imposer l'issue.
Un autre événement lui arrache un cri du cœur : Moncef Bey, l'ancien Bey de Tunis, exilé en France, meurt à Pau. Ce vieillard victime de son courage et de son patriotisme disparaît alors que la Tunisie, unie derrière Bourguiba coriace, déterminé et visionnaire, s'achemine résolument vers la liberté.
La Tunisie en deuil, trouva alors un écho de douleur en Algérie. Ibrahimi écrit :
« Si Moncef était mort à Laghouat, l'Algérie aurait défilé devant son cercueil, aurait fait la toilette du mort avec des fleuves de larmes, aurait pris pour linceul la tendresse des cœurs, et l'aurait enterré dans la tombe du devoir et de l'abnégation.
S'il était mort en un lieu quelconque de l'Algérie, ce lieu serait la Tunisie triomphale et verdoyante et l'Algérie aurait acquis l'honneur d'avoir chez elle ceux qui meurent dans l'honneur. Elle aurait senti un parfum de dignité princière qu'elle a perdu depuis l'Emir Abdelkader.
« Si Moncef était mort en Algérie, il serait mort dans son pays parmi les siens et dans une nation fidèle et assoiffée de dignité et de souveraineté.
« Napoléon est mort dans l'île de Sainte Hélène après avoir ajouté de nouvelles pages à l'histoire de la France et à son prestige militaire. Et sa mort lointaine ne fut pas pour la France un désastre, parce qu'il a laissé une France aux mains des Français.
« Le sultan Abdelhamid de Constantinople est mort captif, et, bien que son nom répandait la joie sur les visages, personne ne le pleura, parce qu'il est mort et la Turquie aux mains des Turcs. Mais Moncef est mort alors que la Tunisie n'est pas aux mains des Tunisiens, alors que la Tunisie n'est pas libre.
Ici la résonance politique prend, à l'occasion d'un deuil, deuil il est vrai spectaculaire, une dimension historique. Qui lirait ces pages de condoléances, auxquelles la traduction retire inéluctablement leur poésie et leur élégance, s'engage dans la réflexion sur la vie et la mort, le destin des hommes, celui des peuples et enfin sur le prix à consentir pour retrouver la liberté.
Plaidoyer pour l'Islam
Chez Ibrahimi, l'occasion est toujours saisie, l'événement toujours exploité : sa plume est au service d'une cause, et la cause est défendue, le verbe se répand. La foule le reprend, le répercute, le diffuse - et la cause est gagnée.
En octobre 1950, i.1 se rend à Paris avec cheikh El Larbi Tébessi alors directeur de l'Institut Ben Badis de Constantine. Le but du voyage était, comme il l'explique lui-même, de défendre à Paris, en utilisant outres les tribunes possibles, deux questions fondamentales : la première, c'était la séparation du gouvernement général de l'Algérie de la religion musulmane et la liberté de l'enseignement arabe ; la seconde concernait la situation des Algériens en France et la nécessité de leur ouvrir, par les soins de l'Association des Oulémas, des écoles pour y apprendre l'arabe et pour conserver leurs croyances religieuses, dans le but de leur conserver des liens avec leur peuple.
Si la première question sur la séparation du gouvernement général de la religion musulmane, relançait le débat ouvert en Algérie en 1865 par les dispositions du Sénatus-consulte de la même année, et où un autre Ben Badis1 joua un rôle important pour défendre le point de vue algérien avec une conscience politique aiguë, la seconde constitue de nos jours une des préoccupations essentielles du gouvernement du Président Chadli Bendjedid, non pas seulement en termes de vie décente et de dignité, mais surtout en termes d'existence culturelle.
C'est dire l'importance de l'enjeu qu'avait perçu Ibrahimi en allant à Paris, espérant rencontrer là-bas moins de réticences dans certains milieux intellectuels et déclencher peut-être des sympathies ou des soutiens moraux face à une entreprise de dépersonnalisation et d'assimilation acculturelle.
Il retourne à Paris en 1952 où se tenait une réunion de l'Organisation des Nations Unies. L'Association des Oulémas à Paris organisa un dîner en l'honneur des délégations des pays arabes et islamiques. Y prirent la parole Abderrahmane Azzam, Secrétaire général de la Ligue arabe, El-Bachir Ibrahimi et Youssef El Khouri, chef de la délégation syrienne.
El Ibrahimi improvisa devant ses hôtes un discours considéré par tous d'un haut niveau. C'était, il est vrai, une occasion pour lui, inespérée de parler de problèmes de fond devant un aréopage politique aussi important.
"Je vous salue, dit-il, au nom de l'Algérie arabe, musulmane, combattante et meurtrie".
"Est-ce vrai que Paris, qui est la source de nos malheurs, s'écarte un instant de ses habitudes pour nous permettre cette rencontre ? Ah ! Si ce n'étaient des droits de nos patries sur nous, des serments à tenir pour nos terres, nous aurions absous Paris des violences qu'elle nous a faites et effacé par cet acte généreux les péchés accomplis contre nous. Mais cela nous est refusé par le sang qui coule en Tunisie, refusé par trois peuples torturés au Maghreb, une jeunesse pour qui s'ouvrent des prisons, devant qui se ferment les lieux de prières et les instituts ; loin serait l'idée de pardonner à Paris, loin serait l'idée de lui donner l'accolade après les souffrances endurées. Jamais ne l'appellera la maison de la science qui n'en a reçu que l'obscurantisme, jamais ne l'appellera la maison de l'égalité celui qui n'en a reçu que l'oppression...".
Ce n'était pas un refus dû à un quelconque antagonisme linguistique ou culturel arabo-français. C'était plutôt une déception ; déception de voir Paris, qui abrita la Révolution de 1789, qui vit naître la Déclaration des droits de l'homme, ne pas assumer son rôle libérateur et de permettre au nom des principes de liberté la colonisation des peuples.
Une vision humaniste et solidaire
Maintenant qu'il n'y a plus d'écrivains comme Louis Bertrand pour écrire que la France doit poursuivre en Algérie l'œuvre que n'a pu achever Rome, pour dire que l'Algérie est latine, non musulmane, et que ce pays est représenté non par les coupoles mais par les arcs de triomphe, El-Bachir Ibrahimi étouffe sa colère.
Maintenant que les armes se sont tues, que la sérénité annule la passion, que le spectre de l'horreur s'éloigne, que la fureur s'estompe, il aurait, lui qui avait une vision humaniste et solidaire du monde, posé l'équation des rapports entre partenaires en termes de respect des cultures, de respect des civilisations, d'ouverture positive, cette ouverture qui fait de la différence des couleurs de peau et des religions un facteur essentiel d'enrichissement, non d'amenuisement, de promotion, non d'avilissement, de rapprochement, non de rupture.
Pute, à propos de l'ONU, il écrit :
"Et voilà l'Organisation des Nations Unies qui porte un nom qui ne lui sied pas, couronnée d'une épithète impropre, parce qu'elle est un forum où les forts conduisent les faibles, où les riches conduisent les pauvres, parce qu'elle n'est qu'un marché où se vendent les voix plus fort encore que ne se vendaient les voix de "gharid" et de "maabed"2, avec cette différence que les voix anciennes étaient un art qui reposait les âmes, une musique qui berçait les cœurs, alors que les voix actuelles font triompher l'injustice, et soutiennent l'arrogance et la tyrannie."
Telle était la vision de d'El Ibrahimi sur la capitale française en tant que symbole, à l'époque, de spoliation, et de contraintes, et sur l'ONU en tant qu'instrument de légalisation des dominations et des usurpations, et d'intrigues internationales. Quinze ans plus tard. De Gaulle dira : "Ce machin qui s'appelle l'ONU", parce qu'il la voyait frappée d'impuissance, tandis que El Ibrahimi y voyait le lieu où se "ratifiaient les destinées des peuples". L'un et l'autre, au regard de la conjoncture, avaient vu juste.
Une œuvre poétique de 36000 vers
Voilà donc quelques thèmes choisis parmi les plus percutants qui m'ont paru constituer les axes dominants de sa réflexion. J'aurais pu, au passage, égrener quelques-uns de ses poèmes écrits en prison, lorsqu'il fut déporté en 1940 dans le sud oranais. Mais sur les 36000 vers, le choix m'était difficile, c'était quasiment le dilemme ; tout ou rien. Peut être viendra-t-elle l'occasion pour l'un de nos chercheurs, ou pour moi-même de rendre justice à une poésie surgie dans l'ombre oppressante de l'exil. Il avait raison, Alfred de Musset lorsque, dans "Lorenzaccio", il fit dire à son héros : "L'enthousiasme est frère de la souffrance". Il est Vrai que le la douleur intérieure à toujours été l'amie fidèle du poète ; quand il souffre, sa muse chante. Ibrahimi le politique était aussi poète, car dans l'âme d'un lutteur, peut loger la tendresse.
Tous ces thèmes, ces réflexions, ces définitions, ces verdicts, peuvent et doivent, à mon sens, intéresser avant tout notre jeunesse à laquelle il consacra une méditation qui mérite une halte.
"Je le vois, le jeune, dans un espace large, devant qui ne s'arrêtent pas les frontières, qui voit en chaque Arabe, un frère de sang, qui voit en chaque musulman un frère, frère de religion, qui voit en chaque humain un frère, frère d'humanité, et qui donne à chaque fraternité son droit, d'altruisme ou de justice".
"Je le vois assoiffé de science pour faire le bien et l'utile telles les abeilles sur fleurs et fruits pour produire miel et cire, je le vois épargnant pour être digne, et ne se souciant point de l'effort, qu'il fût succès ou infortune."
"Jeune Algérien, sois ainsi ou ne sois pas."
Appel grave, vibrant, exigeant, avoir dix sept ans et comprendre ce message, c'est être déjà un homme, mieux, un patriote, armé pour la vie, avec en plus une main tendue vers la multiple fraternité.

 

* Athakafa, numéro spécial consacré à la vie et l'œuvre du Cheikh El-Bachir Ibrahimi (août 1985).
1 - Hachemi Ben Badis, cadi à Constantine (1865).
2 - Il s'agit de deux chanteurs arabes, très célèbres du 11ème siècle de l'Hégire, l'un à Médine, l'autre à Baghdad.

 

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