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L’un
des plus grands défis de l’Algérie et du monde musulman en général est
de pouvoir assurer une éducation riche de motivation et de challenge, tout
en imprégnant à l’enfant sa marque d’authenticité. Dans un monde qui
vit des changements et des mutations rapides, nous avons à nous poser des
questions impératives, quel individu nous voulons qu’il soit le citoyen
musulman ?
Est-ce
que nous voulons un citoyen musulman conscient de ses devoirs religieux et
civiques, qui n’a pas peur d’exprimer sa spécificité ni de jouer un rôle
de bâtisseur, ou nous voulons un citoyen replié sur lui-même sans repère,
ni aptitude à se construire un devenir souverain ? Au regard des générations
qui naissent aujourd’hui et qui rallient l’école, et l’université à
un âge donné, il y’a de quoi se tourmenter, un grand nombre de nos
enfants ne dépassent pas le seuil de l’école primaire pour se retrouver
exclus d’un système qui a ses défauts comme ses qualités, sans parler
de l’absence totale d’une culture islamique que l’enfant ne reçoit ni
chez lui ni à l’école, l’enfant est vite propulsé dans un monde
impitoyable, partout il entend cet ordre « Tu dois t’en sortir tout
seul .»
Nous
avons à méditer longuement sur les raisons qui nous ont amenés à cette
faillite morale.
Les
parents en procréant n’ont qu’un aperçu modeste de l’énormité de
la tâche qui leur incombent, souvent et au regard de l’illettrisme répandu
dans nos campagnes et jusque dans nos villes, le couple ne réalise pas ses
responsabilités et ses devoirs, tout leur rôle se réduit à fournir le
minimum des besoins matériels de l’enfant, pour le père et la mère
c’est à l’école d’éduquer et d’instruire, et de garantir à
l’enfant ses chances d’intégrations dans le monde des adultes. A l’école
coranique qui est supplanté de nos jours par des crèches privés qui ont
introduits des niveaux d’instruction selon des programmes qui prête à la
polémique et pour cause, l’enfant se voit inculqué des bribes de
connaissance selon un contenu étranger, revenons en à l’école
coranique, les sourates sont apprises par cœur, mais le maître souvent ne
prend pas la peine d’en expliquer le contenu, réciter comme un perroquet
des pans entiers du Coran Sublime n’est pas notre dessein, comment pouvoir
élever des enfants à la lumière des commandements de l’Islam sans leur
donner une explication claire et rationnel, comment l’enfant va prendre
conscience de la finalité de la vie et de sa causalité dans ce cas ?
Apprendre
l’enfant à s’interroger sur l’univers à travers des sourates
Coraniques est une manière de le renvoyer à la source de toute
connaissance, Dieu. L’éducation religieuse commence à la maison, les
parents sont responsables devant Allah le Tout Puissant de la foi de leur
enfant, la foi n’est pas uniquement la reconnaissance de l’unicité de
Dieu, elle s’applique immanquablement aux actes du croyant, croire en Dieu
invoque une obéissance à ses commandements et une stricte observation de
la morale Islamique, l’enfant comme une page blanche doit connaître très
tôt les piliers de l’Islam et l’histoire de l’Islam, on doit pouvoir
lui inculquer des notions morales simples au départ pour accélérer
à un rythme donné au fur et à mesure de la croissance du petit.
Il
est impératif d’insister sur le caractère progressif de l’acquisition
du savoir, enseigner à l’enfant comment il doit compter sur Dieu en toute
chose, lui démontrer à travers des exemples concrets le bien fondé de la
morale Islamique est vital, car très tôt l’enfant est projeté dans un
monde complexe, fait de paradoxe, de contradiction de vérité contrefaite,
de défi majeur. Nous devons procéder de telle façon que l’enfant trouve
une grande confiance en lui-même, il peut évoluer dans son milieu sans
craindre d’être piégé par des comportements en opposition flagrante
avec ses convictions et sa foi. Nous avons à développer le système
d’immunisation de l’enfant, malmené par un déversement de culture étrangère
et de mode changeante, il pourra faire le tri et choisir ce qui lui
convient, en lui insufflant confiance dans ses propres capacités et son
sens du jugement nous aurons donné une chance certaine à notre progéniture
de commander à son devenir. L’éducation se fait et ne se défait pas,
comprenant deux volets, le volet spirituel a une importance absolue, le négliger
équivaudrait à hypothéquer l’existence de nos enfants, nous ne pouvons
nous rapporter entièrement à l’école ou à la mosquée, les parents
comme je l’ai déjà souligner plus haut sont plus que jamais concernés
par l’épanouissement spirituel de leurs enfants, le plus grand malheur
guette ces enfants quand les parents eux même sont incapable de jouer ce rôle
et pour cause ils n’ont pas ce bagage religieux, appauvris, ils ne
pourront assumer leur responsabilité immense en l’occurrence.
Elever
un enfant est le devoir de tout parent, lui enseigner sa foi et les
commandements de sa religion est une obligation, mission indispensable que
nombre de parent négligent de notre temps, les pères et mères tournés
uniquement vers la satisfaction des besoins matériels s’imaginent que
tout leur devoir se borne à fournir le minimum des biens à leur enfant,
ignorant que tout l’or du monde ne pourrait pas bâtir un homme, former le
citoyen du futur est une charge, par conséquent contribuer à la bonne éducation
de leur fils et filles, c’est faire d’eux des hommes et des femmes fières
de leur identité et de leur héritage, capable de donner à leur société,
à incarner fidèlement les principes de l’Islam, nous avons grand besoin
de personne aguerri, vertueuse, responsable. C’est pourquoi confier la
responsabilité de l’éducation aux parents est un véritable défi en
l’absence d’un encadrement social, et d’une culture médiatique ajusté
à nos valeurs, devant toutes ces difficultés, pères et mères sont appelés
à réfléchir à deux fois avant de concevoir et aux jeunes gens sur le
point de se marier, de bien méditer l’acte de mariage, une union bénie
par Allah invoque une bonne conscience des devoirs. Enfanter est le souci
majeur des parents, en Algérie menant leur barque seuls, les géniteurs
doivent prendre en compte l’influence de plusieurs facteurs et
l’absence presque totale d’un soutien dans l’accomplissement de leur
mission sacré, un des facteurs les plus graves et qui handicapent
grandement l’éducation des enfants est la démission de tous les acteurs
sociaux, l’Islam est conçu beaucoup plus comme un paravent qu’une
source d’inspiration, notre religion rarement agit comme un repère dans
une société indifférente au poids et à l’importance du rôle de la foi
dans le quotidien des petits et grands. C’est prendre la mesure de l’écart
que nous vivons et agir au mieux avec toutefois cette conscience aigue de la
gravité de nos responsabilités.
Contact :
afafaniba777@hotmail.com
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