L’une des conditions majeur de la foi
est le travail. La foi doit se matérialiser en acte tangible dans le
quotidien du croyant. Pour les observateur de la Sunna le travail ou
l’action parachève la foi. Comme l’être humain est social, l’un des
liens les plus solides qui lui permet de s’intégrer au tissu social
est le travail et le travail est le moyen de subsistance de
l’individu. L’Islam a définit l’activité humaine en décrétant que le
travail est une forme de Ibadat. Travailler est avant tout un acte
de foi sincère. Le travail de l’individu et de la collectivité est
la contribution à l’effort civilisateur. Aucune forme de progrès ou
de prospérité ne peut avoir lieu sans la somme réunis des efforts
intellectuelles et physiques d’une société humaine. L’une des
nombreuses problématiques du monde Arabo-musulman est de pouvoir
créer une relation harmonieuse entre la pensée et l’action. L’Islam
a très tôt souligné la valeur de l’intention humaine. Tout œuvre
commence par être une intention au départ, par la suite l’idée se
matérialise dans la réalité et cela grâce à l’effort intellectuel et
musculaire. Cependant il demeure que dans notre monde le travail
manque de vision, de portée et de fond ! Comment cela ? Nous avons
tendance à oublier ou à ignorer l’aspect spirituel et la dimension
pratique du travail. Nous ne voyons que le côté pécuniaire de
l’acte. L’utilité du travail, ses retombées économiques et sociaux
sont occultés par le souci de joindre les deux bouts. Subvenir à ses
besoins est naturel. Pourtant le travail ne se résume pas à cela
seulement, celui qui travaille accomplit un devoir qui bénéficiera à
toute la société. Un devoir accomplit équivaut à un droit obtenu, en
tant que citoyen nous avons des droits inaltérables et le travail de
tous consacre les droits pour tous. En sommes-nous conscient ? Tout
ce que je peux affirmer est que la notion du rendement du travail
est loin d’être acquise dans notre société Algérienne. Le Prophète
Mohamed que le salut de Allah soit sur lui a sommé tout musulman de
bien faire et de parfaire tout ce qu’il entreprend de réaliser. Mais
cette recommandation du Saint Prophète est magistralement négligé
par l’ensemble des musulmans ! Bien au contraire dans notre pays
celui qui tente de travailler sérieusement est en but à milles et
une difficultés. Il se heurte à l’incompréhension de son entourage,
qui tourne en dérision son zèle ! Pourquoi Mon Dieu nos citoyens ont
une si piètre idée de la valeur du travail ? Est-ce la faute au
système ? Quelqu’un quelque part doit endosser la responsabilité de
la dépréciation de l’effort humain. Mais voilà il est pratiquement
impossible de définir les responsabilités, il y’a une anecdote des
années du socialisme que j’aimerais énoncer à dessein : au temps du
président Boumedienne celui-ci avec ministre et responsable est
parti inaugurer un village socialiste. En s’adressant aux paysans
heureux de trouver logis et école pour leur enfant, le président
leur demande s’ils ont des réclamations à faire, imaginez ce qu’un
des paysans répond au premier responsable du pays :- Nous vous
remercions Monsieur le Président, nous avons tout ce que nous
désirons, quoi vouloir de plus ? Nous sommes logés nourris et nous
avons une paye à la fin du mois, que Allah soit loué. Du temps du
colonialisme Français nous étions obligés par les colons d’aller
travailler dans les champs dés 5 h du matin et aujourd’hui Dieu
merci, nous allons à nos champs à 11 h du matin !
Il l’a dit avec un salaire garanti,
pourquoi le fellah Algérien s’échinera t-il sur son lopin de terre ?
C’est cela l’ère de la révolution agraire ! Nous avons appris à nos
jeunes la fainéantise. Résultat en l’an 1429 de l’Hégire nous avons
sur les bras des maux divers. La drogue, la délinquance juvénile, le
taux des laissers pour compte de l’école Algérienne est en hausse
année après année et un pourcentage effarent de chômage. L’embauche
dans notre pays repose essentiellement sur les programmes de
développement du gouvernement, une grave lacune que le secteur privé
n’arrive toujours pas à rattraper.
Comment un pays comme le nôtre
connaîtra t-il un essor économique avec une telle dévalorisation du
travail ? Notre religion a donné une belle image du travail en
mettant en relief le personnage du saint Prophète Mohamed Bssl.
Celui-ci très tôt a dû compter sur son labeur pour survivre et c’est
son dévouement et son extrême honnêteté qui lui valurent la
confiance de la dame Khadija bint Khoweiled que le contentement de
Allah soit sur elle. Au lieu de demander l’aumône le prophète
Mohamed Bssl encourageait les personnes pauvres à travailler même
avec des moyens très modestes, car peu importe le statut du travail,
ce qui a vraiment de la valeur c’est le fruit de l’effort humain. Et
vivre à la sueur de son front est la plus belle récompense pour le
croyant. Nous avons à fructifier nos aptitudes et seul le travail
peut nous permettre de nous découvrir. La civilisation est
l’accumulation à travers des millénaires d’une somme d’œuvre et
c’est cet effort perpétuel qui détermine la probité de notre foi. Ce
n’est qu’avec une nouvelle vision que nous pourrons motiver la
nouvelle génération. Dans un pays de l’Europe de l’est, en pleine
campagne électoral un petit parti colla des affiches qui portait ce
slogan « Travaille pour toi-même, tu serviras toute la société. »
Eh oui nous n’avons qu’a rappeler à nos jeunes cet autre fait , dans
le travail il n’y a pas de caste, tout travail est utile pour tout
le monde.