Reprendre le flambeau

Avec le cinquantenaire de l’indépendance de Al-Djazair, un demi-siècle déjà et un parcours semé d’embûche. Comment pouvoir célébrer cet évènement mémorable quand une grande partie de notre jeunesse ne rêve que de partir ?! Quitter le paquebot Al-djazair à tout prix, c’est un constat que nous faisons à contre-coeur.

Comment pouvoir célébrer cet évènement mémorable quand une grande partie de notre jeunesse ne rêve que de partir ?! Quitter le paquebot Al-djazair à tout prix, c’est un constat que nous faisons à contre-coeur.

Il reste qu’il y a des raisons d’espérer, que nous le voulons ou non, nous devons aller au changement. La génération de demain a plusieurs possibilités, l’une d’elle est de développer un esprit optimiste, travailleur et persévérant. Sans notre aptitude à accuser les coups pour repartir de plus belle, nous ne pouvons prétendre à grande chose. Que ce soit Al-djazair ou l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie, nous avons à faire un choix décisif : ne jamais renoncer à nos espoirs et à nos revendications.

Cette vie est un message, et nous n’avons pas été crée en vain. Chacun de nous a milles possibilités de réaliser ses vœux, l’un de nos plus importants buts est de redonner vie à une civilisation musulmane qui a été à l’honneur durant huit siècles. Nous pouvons créer la différence en s’inscrivant dans la lignée des précurseurs de ce mouvement civilisationnel. Des valeurs tels que liberté, justice, vertu, souveraineté et dignité sont nôtres et nous pouvons les vivre au quotidien, ce qu’il nous faut c’est mettre un frein définitif aux leçons des autres.

Tout un chacun de par le monde veut nous embrigader et nous faire l’éloge de système qui ont déjà fait faillite chez eux, reprendre le flambeau est une mission qui nous revient naturellement car plus que quiconque nous sommes concernés par notre devenir et le droit à l’autodétermination qu’on incarnés les jeunes de Sidi-Bouzid, A-tahrir, Benghazi, Derâa et place Loueloua est éloquent en lui-même.

Nous devons consacrer plus de temps à travailler qu’a faire la critique aux uns et aux autres. Nous ne pouvons continuer à attendre, nous devons donner l’exemple et nos ainés qui ont plus que profiter des largesses des puissances étrangères pour faire durer le règne de la corruption et de la dépendance honteuse doivent nous voir debout, ardent à l’œuvre et sincère dans notre désir à améliorer notre sort.

Il y a tant de chose à faire, tant de projet à réaliser, tant de souhait à matérialiser. Nous devons réfléchir aux moyens qui nous évitent toute confrontation sanglante et prendre des mesures qui  assurent nos droits. Les générations d’avant,  se sont sacrifiés pour qu’on puisse vivre libre, parmi eux, il y a eu des personnes peu soucieuse du droit n’ont faits qu’a leurs têtes, résultat : un grand désenchantement.

Nous avons à tirer des leçons  et à leur signifier la fin de leur joug. Et le printemps Arabe a apporté un nouveau souffle, celui de la liberté. Nous en déposséder maintenant est un sacrilège et repartir vers l’arrière est impossible.

Nous avons à notre tour consentis des sacrifices, c’est la loi. Et notre intégrité engagé, nous avons à faire la part de ce qui nous revient en devoir, nous ne pouvons concevoir une signification à notre existence en dehors de l’esprit du devoir, envers nous-mêmes et envers les générations de demain.

L’union devrait être une stratégie et un plan de travail de long durée doit être notre but, c’est au tournant de chaque étape que nous pouvons avoir une projection de nos réalisations et de ce qui nous attends.

Nous devons apprendre de nos aînés à modérer notre impatience et à concentrer nos efforts à palier au plus pressé. Il  y a des problèmes urgents auxquelles nous devons apporter des réponses convaincantes. Nous pouvons agir dans le sens des  attentes, toutefois nous ne devons pas nous faire d’illusions, le résultat peut trainer. Ne pas se leurrer à une époque charnière, tant de facteur agissent contre nous, le premier d’entre tous le temps et la patience des peuples. Le nouveau gouvernement Tunisien par exemple n’a pas fait un mois et il a été assiégé de partout !

Notre tour est venu, nous en sommes conscients et il est temps aussi pour nous tous de tempérer un peu de l’intensité de la colère et d’octroyer aux uns et aux autres l’opportunité de se réorganiser afin d’aller résolument aux vrais problèmes. Ainsi, la sagesse aura pris le pas sur l’humeur et le flambeau sera entre des mains sûres.

 

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